
La problématique métallique des eaux
Partout dans le monde, dans bon nombre de secteurs industriels, les normes environnementales pour les rejets d’effluents deviennent de plus en plus strictes. Un chiffre vertigineux illustre l’ampleur de cet enjeu : chaque seconde dans le monde, 12700 kg de polluants sont déversés dans les mers par les industriels. (UNESCO)
Parmi eux, les pollutions métalliques, appelée communément « métaux lourds », tels que le zinc, le cuivre, le chrome, le plomb, le cadmium ou encore le nickel, peuvent avoir d’importants impacts sur les écosystèmes et la santé humaine. Les techniques conventionnelles de précipitation, coagulation / floculation ne permettent pas d’abattre les concentrations métalliques à des seuils suffisants. Des briques de traitements supplémentaires sont nécessaires pour passer de quelques mg/L à quelques ug/L. Pour les industriels et les traiteurs d’eau, atteindre des concentrations résiduelles très basses tout en traitant de grands volumes d’eau représente un véritable défi technique.
Performer sur les traces
Différentes technologies de traitement dits « de finition » ou « polishing » existent pour répondre à ces besoins : résines échangeuses d’ions, zéolithes, bio-polymères, hydroxydes de fer, charbons actifs ou solutions minérales spécifiques. Chaque média présente ses avantages et limites en termes de capacité de fixation, stabilité chimique, sensibilité au débit et aux matrices complexes, ainsi que de facilité d’exploitation et de maintenance. Mais alors, comment s’y retrouver ?
Ce comparatif vise à fournir une vision éclairée des performances et contraintes de chaque solution, afin d’aider les industriels, intégrateurs et traiteurs d’eau à sélectionner la technologie la mieux adaptée à leurs effluents, aux exigences réglementaires et aux conditions opérationnelles réelles. L’objectif est de mettre en évidence les différences techniques et opérationnelles, pour guider le choix de solutions efficaces, fiables et économiques.
Les solutions présentées dans ce comparatif sont évaluées selon plusieurs critères essentiels, à savoir : capacité de fixation des métaux, affinités sur métaux réglementés, mécanisme principal, stabilité chimique, sensibilité aux variations de débit et aux matrices complexes (Ca, Mg, sels, matières organiques), , plage de pH de travail, risque de relargage des métaux, impact environnemental, déchets générés, durée de vie, facilité d’exploitation…
Envie de découvrir où en sont les industriels en France face aux rejets de micropolluants ? Découvrez notre article RSDE II, une campagne de mesure nationale sur les rejets industriels.